suite résume colloque Fondation A et P SOMMER

11 décembre 2018   

Petit résumé du colloque Animaux-Animômes de la Fondation A et P SOMMER du 10 décembre 2018 à Paris

La place de l'animal dans le développement de l'enfant

Naitre, grandir et devenir

 

 

Programme du colloque :

 

9h45 : NAITRE : c’est l’émotion qui domine

Invités : Claire CORBEL DHORNE (psychomotricienne, intervenante en MA), Nathalie SIMON (vétérinaire comportementaliste, docteur en sciences de l’éducation), Olivier BAUD (médecin hygiéniste), Daniel MARCELLI (professeur émérite de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent)

 

Claire CORBEL-DHORNE intervient en crèches et en établissements spécialisés avec ses deux chiens. Les séances de MA se déroulent toujours en accord avec l’enfant et avec l’investissement les familles (réunions de travail).

En établissement spécialisé, la MA est thérapeutique.

La médiation animale auprès de l’enfant = rencontre, odeurs, chaleur = corps à corps = retour à l’archaïque.

L’enfant a peur de décevoir l’adulte. L’enfant n’est jamais déçu par l’animal.

Il n’y a pas de programme défini car la séance se déroule par rapport à ce qui se présente. Le dialogue lors des séances doit être tonique et en mouvements. Les enfants sont attirés par ce qui bouge.

Les séances de MA sont différentes par rapport aux personnes, timing, local et besoin de chacun.

Les séances à la crèche : motricité libre (pas d’obligation pour les enfants). Un travail important avec l’équipe a été réalisé au préalable : comment on le pense ? Quel sens ça a ? et les microbes ? Préoccupations de chacun (notamment des familles : peur des chiens, allergie, mon enfant est-il obligé de…). L’intervenant est venu accompagné de ses chiens aux réunions d’informations, ce qui a convaincu les familles.

Claire alterne avec une séance sans ses chiens et une séance avec ses chiens. Elle intervient auprès de 3 groupes d’enfants (25 minutes par groupe). Les enfants ont parfois besoin juste regarder et écouter.


Ces séances de MA permettent : l’attention visuelle et gestuelle, l’équilibre, la psychologie des mots, accompagner leurs sentiments, leurs craintes…

 

 

Nathalie SIMON (vétérinaire comportementaliste, docteur en séances de l’éducation) met l’accent sur le DONNER ENVIE, ne pas tout protocoliser ou aseptiser.

L’important est d’ANTICIPER. Il faut prendre en considération les compétences de l’animal et les compétences de l’humain.

Il est important de professionnaliser pour ne pas « capoter ».

La vétérinaire comportementaliste appuie sur le faite d’apporter un apprentissage logique et cohérente : apprendre à parler aux chiens (le chien grandi vite en 6 mois environ). Elle a parlé de la conduite accompagnée des animaux médiateurs. Elle a également parlé du bien être animal au niveau de l’aménagement, des locaux, le transport et le matériel.

 

Olivier BAUD (médecin hygiéniste) invite les professionnels de la MA a travailler la prévention et aux professionnels des établissements de travailler sur l’apprentissage (lavage des mains…). Attention aux déficiences immuno profondes, attention aux plaies et aux infections.

 

 

11h20 : GRANDIR : l’animal devient une ouverture au monde

 

Invités : Anne GRISEL (enseignante spécialisée), Emmanuel CHATELAIN (directeur de Montélimar Jeunesse Culture), Karima ALAOUI (responsable mécénat), Didier VERNAY (neurologue, consultant formateur en santé).

 

La présence des animaux de Anne GRISEL permet aux jeunes de se reconnecter soi même et à la nature, la gestion des émotions, de vivre ensemble avec soi même et d’oser (confiance en soi, aller vers son propre chemin, quels sont les talents de chacun ? …). Les enfants qui ne s’expriment pas, qui ne mettent pas de mots sur des situations, sont de vrais cocotes minutes, l’animal va permettre la gestion des émotions (travailler sur l’intelligence émotionnelle) et le corps à corps va l’apaiser.

Les séances de MA sont un travail commun pour savoir comment interagir avec les autres. Durand les séances, les éducateurs sont présents afin de valoriser les bons comportements et de pouvoir les utiliser sur la journée, ce qui ouvre un champ d’actions. Pour les petits enfants, la coprésence de l’adulte est recommandée, ce qui permet l’entraide, des mondes différents qui vont s’enrichir, casser la logique institutionnelle.

 

J’APPRENDS EN PARTAGEANT ! on apprend en apprenant aux autres.

Didier VERNAY (Fondateur du DU RAMA : diplôme universitaire de la relation d’aide par la médiation animale à Clermont Ferrant) explique le DU mis en place, il permet les rencontres de professionnels et les différents cursus et avec des animaux différents, ainsi que de définir un cadre (mode de fonctionnement, les règles, l’animal bien dans son écosystème…). Il parle de l’importance d’ajuster un projet pour ce que sont les professionnels (pas en dessous de leur potentiel).

 

 

14h00 : DEVENIR : gagner en autonomie et responsabilités

Invités : Sophie CANLER (enseignante SVT, collège), Anne Laure DETAIS et Catherine BIZET (professeurs collège), Marine GRANDGEORGE (maître de conférences en éthologie), Armelle BASSOT (directrice ITEP).

Les professeurs en général s’aperçoivent que les élèves ne sont pas heureux (en général)

 

Sophie CANLER (enseignante SVT, référente handicap, collège Claude Debussy de Villeneuve-la-Guyard)

Les enfants sont souvent « hors sol » (sans racine, ils n’ont pas les mêmes codes et même culture pour la vie en collectivité) et ils ne se comprennent pas toujours.

Mettre des liens sur des choses. L’homme (en général) manque d’ancrage et d’appartenance. L’humain doit prendre conscience qu’il fait partie du règne animal : j’habite ma planète !

Ateliers basés sur la culture : c’est votre école !

 

Discutions en cours (Géologie, physique, technologie, SVT …) possible les élèves prennent conscience qu’ils font partie d’un monde, d’un écosystème puis sortie en vélo à la ferme.

 

 

Anne Laure DETAIS et Catherine BIZET (professeurs collège)

Le projet EQUI-LIBRE voit le jour… 2 chevaux vivent dans un collège privé.

Le cheval, une aide au développement personnel dans un collège. Trop d’élèves sont en souffrance malgré les aides personnalisées et le soutien scolaire.

Aider ces élèves à retrouver une image positive d’eux-mêmes en développant des capacités qu’ils pourront mettre à profit pour que leur scolarité ne soit plus source d’angoisses et de difficultés.

Pour toutes informations : Facebook : https://www.facebook .com/stijbl

 

 

Armelle BASSOT (directrice ITEP Brunehaut) a mis en place un poulailler (réduction des déchets et œufs), cochon d’Inde, poissons, chèvres et moutons ( 4 hectares de terrain).

Nécessité : échec scolaire, manque de confiance, problème relationnel avec les autres…

La présence des animaux permet un 1er acte de socialisation (l’animal qui vient vers l’enfant c’est une réussite).

L’animal console l’enfant. C’est une première reconnaissance (quand l’animal me reconnait, je suis fier !!).

 

Apprendre à trier (les déchets) permet de devenir acteurs de l’entretien de notre planète, de se respecter soi même et de respecter les autres. Les enfants ont une sensibilité aux animaux, ils adhérent aux projets et constat de plus de réussite et de confiance.